5H DE JEAN-PAUL SARTRE
Liberté, regard des autres, amour, mauvaise foi, rôles sociaux : cette compilation de 5 heures réunit sept épisodes pour comprendre la pensée de Jean-Paul Sartre et son existentialisme.
Face à ceux qui pensent que tout est déterminé et que la liberté n'est qu'une illusion, Jean-Paul Sartre défend au XXe siècle une position radicale : l'être humain est libre, totalement, et il est responsable de ce qu'il devient. Cette compilation rassemble sept épisodes du Précepteur sur sa pensée : la liberté, le regard des autres, l'amour, la mauvaise foi, la vie qu'on mérite, les rôles qu'on joue et la conférence L'existentialisme est un humanisme.
L'existence précède l'essence
Sartre est athée. Si l'homme n'a pas été créé par Dieu, sa vie n'a pas de sens fixé à l'avance. Pour l'expliquer, il prend l'exemple du coupe-papier : cet objet a été fabriqué pour une fonction précise, son essence existe avant lui. Pour l'être humain, c'est l'inverse. Il existe d'abord, puis il se définit par ses choix. C'est le sens de la formule « l'existence précède l'essence ». L'homme est « condamné à être libre » : même ne pas choisir, c'est encore choisir.
Le regard des autres et l'amour
Un objet n'a pas de point de vue sur le monde. Un être humain, si. Quand on croise le regard d'autrui, on découvre qu'on est aussi un objet pour lui : il nous juge, nous colle des étiquettes, nous fige. L'épisode sur l'amour prolonge cette idée. Aimer, c'est vouloir occuper les pensées de l'autre, attendre qu'il nous le prouve, lui en vouloir quand il ne le fait pas. Pour Sartre, l'amour cache donc un désir de possession : on veut capturer la liberté de l'autre.
La mauvaise foi
Dire « je suis comme ça, je ne peux pas changer », c'est de la mauvaise foi. C'est faire comme si on était une chose, alors qu'on a toujours le dernier mot sur ce qui nous influence. L'épisode l'illustre avec un pot-au-feu raté chez la belle-mère : dire que c'est bon pour être poli est un pieux mensonge, mais continuer à le soutenir dans la voiture au retour, c'est de la mauvaise foi, parce qu'on finit par se mentir à soi-même. L'épisode raconte aussi le procès d'une truie au Moyen Âge pour montrer que l'être humain, lui, est responsable de ses actes.
On a la vie qu'on mérite
Un épisode entier est consacré au livre de Sartre sur Baudelaire. Le poète se plaignait d'une solitude qu'il présentait comme son destin. Pour Sartre, cette solitude, il l'a construite lui-même en passant sa vie à se regarder et à cultiver sa différence. Invoquer le destin, c'est se trouver une excuse.
Nous jouons tous un rôle
Le célèbre garçon de café de Sartre joue à être garçon de café, puis rentre chez lui jouer au mari ou au père. On passe d'un rôle à l'autre sans jamais en sortir. Quand on demande à quelqu'un ce qu'il fait, il répond « je suis plombier » ou « je suis ingénieur », comme si son métier disait qui il est. La compilation se termine sur L'existentialisme est un humanisme, où Sartre résume sa pensée pour le grand public.
Pour découvrir les grands philosophes simplement : La philosophie, c'est pour vous aussi ! (★ 4,8/5 sur Amazon, 206 avis)
Pour approfondir, les fiches de cours Qu'est-ce que l'existentialisme ? et La liberté n'est-elle qu'une illusion ?.
En tant que Partenaire Amazon, Le Précepteur réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
